Maison au quotidien

Allumer le chauffage dès les premières fraîcheurs, l’erreur d’octobre que beaucoup de foyers font encore

Main tournant un thermostat mural blanc sur mur beige

Mi-octobre, le scénario se répète dans beaucoup de foyers. La journée reste douce, mais le soir, la chambre se refroidit et les draps sont glacés au moment de se coucher. Réflexe immédiat : on pousse le thermostat, parfois on relance le chauffage de tout l’appartement.

C’est précisément ce geste qui fait grimper la facture sans régler le vrai problème. Le froid ne vous gêne que pendant les premières minutes sous la couette, et chauffer tout un logement pour cela n’a pas grand sens. Voici comment savoir quand allumer le chauffage, à quelle température viser, et ce qui marche mieux que le thermostat à fond.

Quand allumer le chauffage dès les premières fraîcheurs ?

Il n’existe pas de date magique. Mi-octobre sert de repère, mais votre décision doit surtout reposer sur trois signaux concrets : la température extérieure qui baisse nettement sur plusieurs jours, le ressenti dans les pièces de vie et l’usage que vous en faites.

Si les journées restent douces et que le soleil réchauffe le séjour, les apports solaires suffisent souvent à tenir. Un pull, une couverture sur le canapé et des volets ouverts en journée, puis fermés dès la tombée de la nuit pour limiter les déperditions de chaleur, permettent de retarder l’allumage sans perdre en confort thermique, comme le détaille notre article sur la gestion des volets le soir.

Le bon moment arrive quand le froid s’installe durablement dans la journée, pas quand il se manifeste seulement le soir. Une soirée fraîche isolée ne justifie pas de relancer toute l’installation.

Chauffage individuel ou collectif : qui décide ?

Avec un chauffage individuel, vous gardez la main : vous allumez quand vous le jugez utile. En chauffage collectif, la mise en route dépend du gestionnaire de l’immeuble ou des règles de la copropriété, et vous ne choisissez pas toujours le jour. Dans ce cas, renseignez-vous auprès du syndic ou du bailleur plutôt que de compenser avec des appareils électriques à tout va.

Quelle température viser dans chaque pièce, chambre comprise ?

Le repère de l’ADEME pour les pièces de vie est de 19 °C. Pour la chambre, on descend plus bas : l’agence recommande environ 17 °C. On dort mieux dans une pièce un peu fraîche, et la couette fait le reste.

Adaptez ensuite selon l’usage. Une salle de bains que l’on occupe peu de temps peut se chauffer ponctuellement, un bureau où vous travaillez toute la journée mérite un peu plus d’attention qu’une pièce de passage. L’idée est de chauffer là où vous êtes, quand vous y êtes, plutôt que d’imposer la même température partout.

Cette modulation compte vraiment pour la consommation d’énergie. Chaque degré en moins réduit la consommation de chauffage d’environ 7 %, selon l’ADEME. Sur une saison entière, l’écart entre une chambre à 17 °C et une chambre poussée à 20 °C finit par se voir sur la facture.

L’erreur à éviter : monter le thermostat et chauffer tout le logement

Lit douillet avec couette epaisse pres dun radiateur

Quand on a froid au moment de se coucher, monter le thermostat semble logique. En réalité, vous payez pour réchauffer l’air de la chambre, alors que votre besoin se limite à un lit tiède pendant les quelques minutes d’endormissement. Les radiateurs tournent, la pièce monte en température, et une fois sous la couette, vous n’en profitez presque plus.

Le problème est aussi d’échelle. Relancer le chauffage de tout l’appartement pour résoudre un inconfort localisé, c’est chauffer le salon, la cuisine et le couloir pour un seul lit. Mieux vaut traiter le froid là où il se fait sentir, c’est-à-dire dans les draps.

7 % par degré : ce que coûte un radiateur poussé pour réchauffer un lit

Passer une chambre de 17 °C à 20 °C, c’est renoncer à trois fois ce gain d’environ 7 % par degré. Pour un confort qui ne dure que le temps de s’endormir, le calcul est rarement favorable.

Réchauffer le lit sans chauffer la pièce : l’alternative du surmatelas chauffant

Une option consiste à chauffer le lit plutôt que la pièce. Le surmatelas chauffant se glisse sous le drap-housse et se branche sur une prise, sans installation particulière. Parmi les modèles vendus, le Beurer TS 17, une place, mesure 150 x 80 cm, tient au matelas par des élastiques et offre trois niveaux de chaleur. Le fabricant annonce une montée à température maximale en une demi-heure environ.

Le mode d’emploi est simple : on l’allume au niveau le plus élevé avant le coucher, pendant la douche ou le brossage de dents, puis on baisse l’intensité ou on coupe une fois installé. Le boîtier et le câble se détachent pour le lavage, et la nappe passe en machine à 30 °C. Un système de sécurité coupe l’alimentation en cas de surchauffe.

Précision utile : le modèle cité ici vient d’une offre shopping avec rémunération sur les ventes. Il illustre une catégorie de produits, pas une obligation d’achat. Une bonne bouillotte ou une couette plus chaude répondent au même besoin, et un chauffage d’appoint se justifie plutôt pour une pièce très ponctuelle que pour la chambre toute la nuit.

Les gestes à faire avant de remettre en marche ses radiateurs

Avant le premier allumage, un peu de préparation évite les mauvaises surprises et améliore le rendement de l’installation. Prenez une demi-journée en début d’automne pour passer en revue les points suivants :

  • vérifier le thermostat et sa programmation, pour qu’il n’envoie pas de chaleur la nuit ou quand personne n’est là ;
  • faire la purge des radiateurs si le haut reste froid alors que le bas chauffe ;
  • dégager les radiateurs des meubles et rideaux qui bloquent la chaleur ;
  • planifier l’entretien de la chaudière, obligatoire en chauffage individuel au gaz ou au fioul, avant que les techniciens ne soient débordés ;
  • contrôler l’isolation des fenêtres et des portes pour limiter les fuites d’air.

Ces vérifications ne coûtent presque rien et vous évitent de découvrir une panne le soir du premier coup de froid. Un radiateur qui chauffe mal pousse aussi à monter le thermostat, ce qui ramène à l’erreur d’octobre.

Questions fréquentes sur l’allumage du chauffage

Thermostat mural blanc sur un mur beige

Existe-t-il une date officielle pour allumer le chauffage ?

Pas pour un chauffage individuel : vous décidez. Mi-octobre est un repère courant, mais la température extérieure et votre ressenti comptent davantage. En collectif, la date de mise en service dépend du gestionnaire de l’immeuble.

19 °C, est-ce vraiment suffisant dans le séjour ?

C’est le repère de l’ADEME pour les pièces de vie. Si cela vous paraît frais au début, habillez-vous un peu plus et laissez votre corps s’adapter quelques jours avant de remonter le thermostat.

Pourquoi 17 °C dans la chambre ?

Parce qu’on y passe la nuit sous une couette, et qu’une pièce plus fraîche est plus confortable pour dormir. Chaque degré en moins fait aussi baisser la consommation d’environ 7 %.

Comment retarder l’allumage sans avoir froid ?

Misez sur les apports solaires en journée, fermez volets et rideaux le soir, portez des vêtements chauds chez vous et réchauffez le lit plutôt que la pièce. Ces gestes repoussent l’allumage de quelques jours sans sacrifier le confort.

Amoureux des belles maisons et des jardins bien entretenus, Julien écrit pour Journal Maison sur la vie à la maison et les projets immobiliers. Il cherche à rendre l'information claire, utile et inspirante, avec le sens du détail.

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